Le verdict est tombé ce mercredi 7 octobre 2026, au sortir des demi-finales d’accession en D1 togolaise de football. La JCA et Sara FC ont décroché leur billet au terme de deux rencontres à suspense et à haut risque.
La JCA a validé sa montée après un nul 1-1 face à l’ASFOSA sur ses installations à Agoè-Nyivé, dans une ambiance incandescente et devant un public des grands jours. Battue 3-2 à l’aller, la formation de Bè devait au minimum revenir à hauteur de son adversaire pour conserver ses chances de qualification.
Les Forestiers ont pourtant rapidement pris les devants. À la 13e minute, Kodjo Vincent Assan profite d’une belle action construite pour placer une belle frappe croisée et donner l’avantage à l’ASFOSA.
La réaction de la JCA est immédiate. À la 20e minute, Yao Donné Sivanyo transforme un penalty et remet les deux équipes à égalité. Malgré plusieurs occasions de part et d’autre et une forte intensité jusqu’au coup de sifflet final, plus aucun but ne sera inscrit.
Fort donc du résultat du match aller (3-2), la JCA décroche son billet pour la première division, une grande première dans l’histoire du club.
Du côté de Kara, le scénario a également été indécis. Kakadl FC a ouvert le score à la 26e minute par Ibrahim Moukaïla. Sara FC réagit en seconde période et égalise à la 63e minute grâce à Sylvain Karango pour un score final de 1-1. Après le 0-0 de l’aller, les deux équipes se retrouvent à égalité sur l’ensemble des deux matchs.
Sara FC obtient toutefois sa qualification grâce à son but inscrit à l’extérieur dans ce match retour.
Un retour du club d’Assoli dans une cour qu’il maîtrise très bien. Mais si la qualification de Sara FC n’a rien d’historique, elle revêt tout de même un caractère unique. Jamais dans l’histoire du football togolais un club n’a réussi à franchir deux divisions la même saison.
Encore en D3 en mai-juin 2026, Sara FC s’est qualifié pour la D2 pour ensuite accéder à l’élite quelques mois plus tard. Un symbole de l’unité retrouvée dans l’Assoli avec tout le mérite qui revient au jeune coach Assama Kozi Abdul Rahim, artisan principal de cette renaissance.
Michel Djamessi
